Vœux du Curé

Alors, je nous souhaite une belle et bonne année, haute en couleurs, pour nous émerveiller de la vie ! Je nous souhaite de rêver, d’aimer et d’oser les vraies rencontres.

Parce que l’autre n’est pas un danger mais une chance et que son visage est à voir. Il est urgent de lever les gestes barrières et de jeter les masques parce que le risque pour notre société est immense.

La prudence est une vertu mais la peur est une catastrophe ! Pour citer maître Yoda, qui n’est pas, comme vous le savez un Père de l’Église, mais bien un maître Jedi : la peur est le chemin du côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine et la haine mène à la souffrance. Vous pouvez tristement constater qu’il a raison ! Déjà bon nombre de jeunes ont peur de vivre en vrai et d’être ce qu’ils sont : ils s’inventent des personnages de substitution, des avatars qui vont vivre une fausse vie dans un univers autre, le métaverse par exemple ; ou bien, ils ne publient sur les réseaux sociaux que des photos d’eux truquées et artificielles. Et regardez aussi les conflits qui se déclenchent n’importe où, en famille ou entre amis ou même en Église, dès qu’on parle du virus et de ce qui va avec.

Face à cela, il nous faut ré-enchanter notre monde et dénoncer les effrayeurs de tous poils. Commençons nous-mêmes par nettoyer nos lunettes et enlever le gris ou le noir qui peut s’y trouver. Sans les peindre en rose, retrouvons le discernement et la hauteur de vue.

Continuons en vérifiant que nous ne sommes pas addicts aux réseaux sociaux, à une fausse image que l’on veut donner, à tout ce qui, finalement, peut nous gâcher la vie. Pour le faire, c’est simple : éteignez tous vos écrans, laissez votre téléphone et partez vous balader. Si vous y arrivez, c’est bon !

Enfin, face à la violence des rapports humains, retrouvons le sens du débat serein, où l’on s’écoute pour de vrai, avec empathie et en essayant de comprendre l’autre et son point de vue. Et surtout, redonnons ses lettres de noblesse à la gentillesse, qui n’est pas la naïveté. Gentillesse dans les paroles, dans les actes ; gentillesse en famille, avec les amis, avec nos relations de travail ou sociales ; gentillesse dans les débats politiques de l’année qui vient. Ne sous-estimons pas le pouvoir de la gentillesse !

Bonne année.

P.Eric Lorinet

Les voeux du Curé étaient aussi l’occasion d’inaugurer la nouvelle salle de St James